The Gifted Adult -.jpg
I went to a woman's place last summer who had studied giftedness and been the president of the gifted society and she told me she was gifted and so was she.
She did not impress me because, sadly, I though she was rather dumb. Not quick, not able to make connections and set in her ways, unquestioning in a style that was prejudicial to her - though I could be the same. She groped for her words and ideas and was very snob, out of the French-Canadian gentry which is probably the worst in the whole wide world and could be the reason she needed to be superior by studying giftedness.
Maybe she was gifted in a different way than I was.
I found the concept intriguing and it sent me on a quest to find out what it was when I found out that there were character trait associated with the "condition" such as hyper-sensitivity that I am afflicted with. Here is a study in English (pdf) followed by a revealing article in French that I will translate later.
pcp.lanl.gov/Papers/GiftedProblems.pdf
and
" Un fonctionnement de pensée en arborescence: le surdoué pense concrètement (quasi physiologiquement) différemment. D'une idée jaillissent des dizaines, centaines, de branches, de liens, de connexions et, ce, de manière totalement désorganisée et incontrôlable. Le surdoué en a plein la tête et vit une sorte de sur-régime de la pensée.
Un fonctionnement de pensée permanent: "Ceux qui pensent que l'intelligence a quelque noblesse n'en ont certainement pas assez pour se rendre compte que ce n'est qu'une malédiction" (Martin Page). L'incapacité du surdoué à mettre son cerveau en pause, en repos, en paix aussi, est une caractéristique souvent évoquée dans les cabinets des psychologues... L'hyper-fonctionnement intellectuel, s'il est un don, a son revers.
Un fonctionnement de pensée à grande vitesse: la rapidité des connexions, des associations d'idées, s'effectuent en deçà du seuil du conscient. On croira le surdoué intuitif. Il aura la réponse à un problème sans pouvoir expliquer pourquoi et comment. Pourtant le cheminement, les étapes de résolutions du problème se seront effectuées par-devers lui... Mais dans la vie, professionnelle ou personnelle, on ne peut pas dire "c'est la solution, je ne peux pas expliquer pourquoi, mais je le sais".
Le surdoué n'est en fait pas plus intelligent... il est différemment intelligent. Et ces différences ne sont pas que des atouts. Inutile d'être grand clerc pour deviner que ces fonctionnement de pensée conditionnent aussi la personnalité du surdoué.
Surdoué, une personnalité complexe
Qu'on soit "diagnostiqué" ou pas, il est bien évident que la "surdouance" n'implique pas que la vie intellectuelle de celui que Jeanne Siaud-Facchin appelle le "zèbre" (pour éviter tout le poids que contient le mot "surdoué", mot qui oblige à la réussite!).
L'estime de soi basse : en grande majorité (si l'on en croit les études cliniques encore récentes), les surdoués ont une image d'eux-mêmes déplorable et ne croient pas à leur propre intelligence, même chiffres à l'appui.
L'hypersensibilité : l'intelligence hors norme irait donc de paire avec une sensibilité exacerbée. Le surdoué a significativement et extraordinairement besoin de bienveillance, de valorisation, de compréhension, et d'amour.
La culpabilité : savoir ou sentir son potentiel et ne pas le réaliser. Ne pas le réaliser comme on aurait aimé ou comme la société voudrait qu'on le réalise. La culpabilité hante le surdoué.
La lucidité : cruelle. Elle amène notamment à une remise en question permanente de soi. "Heureux les simples d'esprit" disent les Béatitudes dans le Nouveau Testament. Le surdoué, souvent, voudrait faire partie du peuple des simples.
Le besoin d'anticipation et de maîtrise : impossible pour le surdoué de vivre le "carpe diem"Il lui faut du solide, de l'infini, de l'absolu, tout en sachant où il va. Se sachant "fragile", il est compréhensible que le surdoué cherche à tout prévoir, tout en cherchant à combler ses besoins.
La difficulté du rapport aux autres : souvent solitaire, parfois par caractère, souvent par nécessité. Se sentir différent éloigne des autres. Être repéré par les autres comme différent fait fuir le surdoué. Et c'est sans compter que lorsque des liens se nouent tout de même, reste le problème de l'incompréhension de fonctionnement différents.
Le tableau est un peu noir, il contrebalance le tableau clinquant qu'on se fait du surdoué habituellement: lui qu'on envie, dont on se dit qu'il est verni et que tout lui réussira. Mais le surdoué n'est pas que souffrance et douleur. Il est aussi créatif, souvent plein d'humour, surprenant, original et attachant... et heureux aussi!
Read more at Suite101: Psychologie : comment reconnaître un adulte surdoué ? | Suite101.fr helene-flaux.suite101.fr/adult..."
The government money always goes to the mentally challenged members of society while we are missing out on the contribution gifted people could bring. They often get lost in the labyrinth and in my case being the wrong sex did not help.
She did not impress me because, sadly, I though she was rather dumb. Not quick, not able to make connections and set in her ways, unquestioning in a style that was prejudicial to her - though I could be the same. She groped for her words and ideas and was very snob, out of the French-Canadian gentry which is probably the worst in the whole wide world and could be the reason she needed to be superior by studying giftedness.
Maybe she was gifted in a different way than I was.
I found the concept intriguing and it sent me on a quest to find out what it was when I found out that there were character trait associated with the "condition" such as hyper-sensitivity that I am afflicted with. Here is a study in English (pdf) followed by a revealing article in French that I will translate later.
pcp.lanl.gov/Papers/GiftedProblems.pdf
and
" Un fonctionnement de pensée en arborescence: le surdoué pense concrètement (quasi physiologiquement) différemment. D'une idée jaillissent des dizaines, centaines, de branches, de liens, de connexions et, ce, de manière totalement désorganisée et incontrôlable. Le surdoué en a plein la tête et vit une sorte de sur-régime de la pensée.
Un fonctionnement de pensée permanent: "Ceux qui pensent que l'intelligence a quelque noblesse n'en ont certainement pas assez pour se rendre compte que ce n'est qu'une malédiction" (Martin Page). L'incapacité du surdoué à mettre son cerveau en pause, en repos, en paix aussi, est une caractéristique souvent évoquée dans les cabinets des psychologues... L'hyper-fonctionnement intellectuel, s'il est un don, a son revers.
Un fonctionnement de pensée à grande vitesse: la rapidité des connexions, des associations d'idées, s'effectuent en deçà du seuil du conscient. On croira le surdoué intuitif. Il aura la réponse à un problème sans pouvoir expliquer pourquoi et comment. Pourtant le cheminement, les étapes de résolutions du problème se seront effectuées par-devers lui... Mais dans la vie, professionnelle ou personnelle, on ne peut pas dire "c'est la solution, je ne peux pas expliquer pourquoi, mais je le sais".
Le surdoué n'est en fait pas plus intelligent... il est différemment intelligent. Et ces différences ne sont pas que des atouts. Inutile d'être grand clerc pour deviner que ces fonctionnement de pensée conditionnent aussi la personnalité du surdoué.
Surdoué, une personnalité complexe
Qu'on soit "diagnostiqué" ou pas, il est bien évident que la "surdouance" n'implique pas que la vie intellectuelle de celui que Jeanne Siaud-Facchin appelle le "zèbre" (pour éviter tout le poids que contient le mot "surdoué", mot qui oblige à la réussite!).
L'estime de soi basse : en grande majorité (si l'on en croit les études cliniques encore récentes), les surdoués ont une image d'eux-mêmes déplorable et ne croient pas à leur propre intelligence, même chiffres à l'appui.
L'hypersensibilité : l'intelligence hors norme irait donc de paire avec une sensibilité exacerbée. Le surdoué a significativement et extraordinairement besoin de bienveillance, de valorisation, de compréhension, et d'amour.
La culpabilité : savoir ou sentir son potentiel et ne pas le réaliser. Ne pas le réaliser comme on aurait aimé ou comme la société voudrait qu'on le réalise. La culpabilité hante le surdoué.
La lucidité : cruelle. Elle amène notamment à une remise en question permanente de soi. "Heureux les simples d'esprit" disent les Béatitudes dans le Nouveau Testament. Le surdoué, souvent, voudrait faire partie du peuple des simples.
Le besoin d'anticipation et de maîtrise : impossible pour le surdoué de vivre le "carpe diem"Il lui faut du solide, de l'infini, de l'absolu, tout en sachant où il va. Se sachant "fragile", il est compréhensible que le surdoué cherche à tout prévoir, tout en cherchant à combler ses besoins.
La difficulté du rapport aux autres : souvent solitaire, parfois par caractère, souvent par nécessité. Se sentir différent éloigne des autres. Être repéré par les autres comme différent fait fuir le surdoué. Et c'est sans compter que lorsque des liens se nouent tout de même, reste le problème de l'incompréhension de fonctionnement différents.
Le tableau est un peu noir, il contrebalance le tableau clinquant qu'on se fait du surdoué habituellement: lui qu'on envie, dont on se dit qu'il est verni et que tout lui réussira. Mais le surdoué n'est pas que souffrance et douleur. Il est aussi créatif, souvent plein d'humour, surprenant, original et attachant... et heureux aussi!
Read more at Suite101: Psychologie : comment reconnaître un adulte surdoué ? | Suite101.fr helene-flaux.suite101.fr/adult..."
The government money always goes to the mentally challenged members of society while we are missing out on the contribution gifted people could bring. They often get lost in the labyrinth and in my case being the wrong sex did not help.
4 Comments
In first grade, I was handed the colored chalks before a few holidays, the "chosen one" to create holiday art on the blackboards. By the time I was in high school, I won a spirit poster contest and the art teacher asked me to please come take a class. I didn't. For all of those years my parents never really encouraged me to pursue my greatest talent. It just wasn't the thing you did with your boy children then.
I got a degree that THEY would like (advertising) and learned how much I hated the dishonesty of that line of work, but couldn't change majors or I'd have been drafted and sent to a jungle. After receiving a degree I didn't want, I enlisted in the Navy for four years. Luckily, I was stationed in Washington, DC for two years, and was a 2-1/2 hour drive from it the two years before (Delaware). All of the galleries and museums stirred my soul as never before. Friends convinced me to go back, use the GI Bill and get the degree I wanted. I chose Design because I'd drooled over enough album and book covers to want to go that route. I also took every fine art course I could. I graduated with honors. My dad still told people I got an "advanced degree in Advertising." He couldn't handle it, in spite of the fact that he'd been to a one man show I had in a fine gallery here in Atlanta in the '80s. The gallery that sold my first painting there to the the Columbus Museum of Art.
Today, I've jumped off the cliff and have flown instead of falling. I encouraged MYSELF to pursue my dreams and now my fine art is in two museums, one being a Smithsonian-affiliated Booth Western Art Museum, the largest museum of Western art in the country. My sales are growing to the point that I can't paint fast enough to have enough for a one-man show anywhere. The prices are rising and I need a pro to help me plan its future. I have four paintings in a Canyon Road gallery in "the Holy Land" of Santa Fe where my second awakening took place in 1995 and inspired my western themed art.
I'd never call myself "gifted" except in a discussion like this. It's too vain, too arrogant, but since it applies here then I should be honest.
Let's hope that other gifted children are encouraged, and not like an overbearing "stage mother" but with wisdom, to see a talent and help their child pursue it. I have no hard feelings where my parents are concerned. They were a product of their time too. I'm just happy that I kept a star in sight and followed it.
It is great that you could get away from the dishonesty and make even a better living.
Some people settle for so little and end up selling their lives away dirt cheap.
I was gifted artistically and supposed to go through art school but it was a rough environment. I am lucky to have come out of it alive and in sort of one piece. I have/has all sorts of other talents too.
To this day I often think in images and motion (for lack of a better word). My intuition works pretty much like what you wrote in the message: nonlinear but usually right on...maybe that is because real life is not linear.
michaelgoettee.com/MichaelG...come.html
Exquisite
You just resonated with it. Maybe you're able to project your consciousness in dreams or even broad day-light, have been there before in a "past life" or it is a symbol of your deep psyche.
You could ask for guidance through a dream or reverie to find out more exactly what it is...or let it go. Pieces of meaning fall in place later, disjointed, out of time.