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lughy

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last updated 05/11/08
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Some writing for some fellas

To all the keen men who make me the honor being my friends in this network, Blessed be you all and the whole world.
Beltane is glowing through the night.
Mon, April 30, 2007 - 4:36 PM permalink - 2 comments
 
Entre traditions et modernité nous avons traversé le millénaire en chevauchant le dragon. Nous avons entendu l'appel des Seigneurs des quatre piliers et tracé le cercle autour de nous. Pour nous tout est humain, tout est esprit, et nos enchantements sont pour l'ennoblissement du monde. Comme avant nous dansons sous la Lune pour faire venir la pluie et l'internet aujourd'hui nous dit à chaque instant que nous sommes vivants et nombreux. Nous adorons le Chaos et la puissance des nombres, nous sommes les humains de nos animaux, les compagnons des arbres, le désir des fleurs et le miroir du ciel. Nous lisons dans les nuages, soignons avec les plantes et savons le mystère des lieux où se manifestent les Fées. Nous sommes aussi des milliards.

Le retour du Grand Pan a sonné. Paiens levez-vous !
Sun, November 19, 2006 - 2:45 AM permalink - 0 comments
 
May this beautiful muddy man be a translation of pig gay men happiest symbol of the god under wich stay their weird desire !
www.stevee.com/pages/t.fs.html
Sun, June 4, 2006 - 2:53 AM permalink - 1 comment
 
Our great rugby team won Six Nations title. If you weren't a rugby fan, just look at this man : images.tribe.net/tribe/upl...f7bf221220 and think much more in this team may change your mind !
"Michalak made the most of the possession and the position" (Herald Tribune, news.google.fr/news/url
Fri, March 24, 2006 - 11:15 PM permalink - 0 comments
 
Imbolc !
A lot of snow has fallen these last few days and now it's melting under the growing sun wich rays are warmer and our gift in this nice pagan holiday. However of winter it is the core, spring is getting closer.
Blessed be this time of the year and blessed be you all !
Wed, February 1, 2006 - 12:03 AM permalink - 0 comments
 
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Actually...

BELTANE 2007 (blog entry) To all the keen men who make me the honor being my friends in this network, Blessed be you all and the whole world.
Beltane is glowing through the night.
blog entry posted Mon, April 30, 2007 - 4:36 PM permalink - 2 comments
Un manifeste païen (blog entry) Entre traditions et modernité nous avons traversé le millénaire en chevauchant le dragon. Nous avons entendu l'appel des Seigneurs des quatre piliers et tracé le cercle autour de nous. Pour nous tout est humain, tout est esprit, et nos enchantemen... read more
blog entry posted Sun, November 19, 2006 - 2:45 AM permalink - 0 comments
King of Disks (blog entry) May this beautiful muddy man be a translation of pig gay men happiest symbol of the god under wich stay their weird desire !
www.stevee.com/pages/t.fs.html
blog entry posted Sun, June 4, 2006 - 2:53 AM permalink - 1 comment
*****
Plants and Herbs
( miscellaneous » other ) "Magic Artemisia Vulgaris" Do you know the name of the herb we call in french Armoise ? A real fuckin' magic herb with wich you are able to avoid any troubles bad thoughts that are able to disturb your life and your happyness. The official botanic name of it is artemisia vu... read more
recommendation posted on Sat, April 29, 2006 - 1:50 AM
****o
Morgane Lafey
( local favorites » shops ) "Magasin païen et new-age" C'était l'an dernier, un jour où Matt et moi décidâmes de nous rendre à Alès (un fief protestant) - pour changer un peu - sachant qu'il y existait une sex-shop très sympathique où nous pourrions trouver un bon poppers. C'est en flânant dans les ru... read more
recommendation posted on Mon, April 17, 2006 - 1:22 AM
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Most Beautiful Words by Matthias

« Moi, je vais vivre à la campagne avec ma femme – Paris me fait horreur. » Balzac, Le colonel Chabert. Oh, bien sûr qu'il était charmant, je n'en disconviens pas. Mais être charmant à vingt ans, lorsqu'un vague air de Guillaume Canet frise à vos cils et que votre tignasse sophistiquément bordélique vous aide à vous avouer artiste, c'est la moindre des politesses. Il ne manquerait plus que cela, que ces autoproclamés parisiens, tapageurs et envahissants, impolis - indiscrets, de cette agressivité mondaine qui m'a toujours médusé de bêtise, soient en plus repoussants. Son caban noir répliquait à un pantalon d'une coupe dont j'imagine qu'il la disait « asiat' », tandis que sa chemise blanche droite ostensiblement débraillée laissait deviner ce torse malingre des gens qui boivent des alcools autres que le vin et fument des paquets de cigarettes américaines à filtres en feuilletant frénétiquement le dernier Béhachèlle, tu vois. Il s'était d'abord incrusté de façon fort tapageuse dans notre conversation. Comme ça : « Pardon, j'te coupe, mais… » ; puis nous avait rattrapés devant l'annonce de Marie-Madeleine. « Je vois ton regard… » m'avait-il lancé en plein milieu d'une explication sur le trait rubensien, qui me laissait assez dubitatif, quoiqu'attentif. - Nonon, je vous écoute, continuez. - Oh, "vous", allez, on s'tutoie !... - C'est impossible, je suis navré. » Comme j'avais répliqué naturellement et du tac au tac, il avait fait des gestes de recul et d'excuse, no offense. Au tournant du Christ pleuré par les anges, il nous avait oubliés – je m'étais éclipsé pour saluer quelques connaissances. Dans la petite pièce consacrée à l'atelier Batoni, nous avions eu la paix également, mais il nous avait retrouvés dans la tour de l'Annonciation et de la mort de Joseph. V***, qui nous cornaquait, nous proposa d'aller tenter notre chance aux petits-fours, probablement déjà piratés par les vieilleries trop vite passées devant les Caracci et autres ateliers italiens, et qui avaient cinglé vers les agapes bien plus prestement que nous malgré leur âge avancé. Il avait manifestement décidé d'entrer en contact avec nous. V*** s'en désespérait, mais vaquait également à ses obligations professionnelles – on n'inaugure pas impunément une exposition sur la collection des peintres italiens baroques. N*** s'amusait autant que moi. Nous faisions des réponses à la fois distanciées, perspicaces et ironiques à ses questions désordonnées et maladroites. Il nous supposa en couple, évoqua les chaussettes qu'on lave, nous gratifia d'une « nouvelle théorie d'ex-philosophe ». Enfin il se plia à un peu d'autodérision et se rendit sympathique. N*** se retira en ayant pris soin de demander le prénom de l'inconnu gigolo, et V*** déploya des trésors d'ingéniosité pour me suggérer le lieu où nous allions nous restaurer sans en dévoiler l'adresse à notre escogriffe. Saisi d'une immense vague de commisération pour ce séducteur gauche et esseulé, je l'embrassai lentement sur les deux joues (barbe de trois jours inégale mais étudiée) dans le même geste trop paternel par lequel je salue mes anciens élèves devenus de grands gaillards d'un mètre quatre-vingt dix, et qui tremblent toujours en m'appelant « Monsieur » quand je les croise dans la rue. Je pris congé avant V***, qui me rejoignit devant la cathédrale. « Mais comment faites-vous ? Je l'aurais déjà giflé des dizaines de fois ! D'accord c'est un peu votre métier, les adolescents, mais tout de même !... - Ses tentatives désespérées pour se rendre intéressante m'ont toujours rempli d'une insondable tendresse pour l'humanité en panne. » Nous soupâmes légèrement et merveilleusement dans un petit chinois excellent, enfumé comme il se doit, coincés entre un radiateur brûlant et des cadres célibataires. La tête pleine des drapés, des cieux bleus et blancs, des éclairages sur les chairs sacrées, des théophanies, des portraits, des vedute, des scènes champêtres, je songeais que celui dont je suis amoureux ferait goulûment son miel de ces petits bijoux discrets, planqués dans un musée de province. Nous partageons, je crois, cette horreur de Paris – non pas, bien sûr, des beautés dont il regorge, mais pour les simagrées qu'il fait commettre aux gens laissés sans armes. Les gesticulations sautillantes du jeune esthète criaient sa solitude, son ennui, le désamour. Son art sommaire de la pointe dans la conversation témoignait d'une petite formation mondaine, auprès sans doute de mentors plus ou moins financeurs, et donnait une idée des efforts gigantesques qu'il avait dû déployer pour se rendre intéressant auprès de quelque vague autorité de salon. Toutes choses qui, somme toute, me semblent plus à plaindre qu'à blâmer.
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Ecoutez, vraiment, je ne veux pas que l'on croie que je dise du mal, mais franchement, Rogue est bizarre. Quand il vous aime bien, il vous envoie des films pornographiques en coffret collector (sic). Allez comprendre. Non, allez les chercher à la Poste, d'abord.
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- On a décidé, on le fait chez ton oncle, tu viens, alors, ou pas ? - Ben je sais pas. Si je te réponds de maintenant, je suis cuit, les gamins sont surexcités, je passe des journées folles, j'en peux plus. Mais bon... Pfff, je sais pas. - Si tu viens pas, tu me garderas les bêtes. - Ah ? C'est sympa, Noël avec un dogue infantile et un chat cacochyme, note. - (éclats de rire) Tu sais, ton chat, elle a mis du poil, on dirait un gros chat de dessins animés, elle est marrante. Enfin elle m'a pissé sur les fauteuils, cette salope, elle est punie, elle dort dans le garage. - Ah voilà ! Je te la laisse deux secondes, je tourne le dos, le temps de quoi ? Six mois, et hop, tu me la tortures ! - (éclats de rire) Elle aura même plus de thon ! - La salope... Fébrèze, après les gouttes de vinaigre blanc dans l'eau chaude, hein. - Ah oui, Fébrèze, c'est vrai que ça marche bien ce truc. - Bon, je sais pas si je viens chez Claude. Déjà là, samedi, j'ai vu les gens... j'ai failli en embrocher une douzaine. Et puis 23,26, ç'a l'avantage de l'inconvénient, c'est court. - Ah oui, au fait, on fait pas de cadeaux, hein ? - Ah, nonon, comme d'habitude. - Bon, oui, hein. Non, parce que tu comprends, j'ai pas envie de faire les magasins, là. - Ah parce qu'en plus il faudrait faire les magasins ? Nonon, on s'offrira des cadeaux en juillet. C'est très bien, juillet. C'est central.
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Je me suis dépêché de quitter le Collège. Le mois de décembre, dans ces désertiques contrées, reste malgré les années d'expérience, ce tunnel noir, impitoyable, dans lequel on s'engouffre au petit matin, la nuit, avant sept heures, pour revenir chez soi au moment où les immondes décorations urbaines de Nöel éclairent les rues. L'on ne voit de la journée que les néons, le plafond bas des nuages gros et gris. Engoncé dans mon manteau, me sachant arborer l'unique touche de couleur que représente le ruban rouge du sidaction, sinon tout de noir vêtu, je fonce, tête baissée comme un taureau, front rapide, claquant mes chaussures contre le pavé granit. Soudain la sirène retentit. La vraie sirène, dont le son monte, que l'on sent interminable. Quand j'étais gamin, elle sonnait depuis l'école Cuvier, ses dix ou douze cornets horizontaux en métal annonçant à tout le quartier le midi du premier mercredi du mois. J'étais transporté. Croix-Daurade, la Poste, le marché de midi, la boulangère énorme et rigolarde, le vélo du facteur posé contre les vitrines du marchand de légumes, la sortie du Lycée, j'étais collégien, j'allais chercher le pain ou retirer du liquide pour ma mère. Il faisait beau, un peu frais, les platanes de la route d'Albi penchaient un peu.
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Bien souvent, lorsqu'il pleut la nuit ainsi, j'ouvre les volets pour que les gouttes de pluie frappent la vitre. Du fond de mon lit, émergeant ça et là de mon sommeil, j'entends les bordées de pluie qui grésillent à mes fenêtres. Il ne manque plus que lui.
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